Encyclopédie · Longévité et santé mitochondriale

NAD+

Malgré sa recherche et sa commercialisation sous le nom de « peptide NAD+ », le NAD+ (nicotinamide adénine dinucléotide) n'est pas du tout un peptide, il ne contient aucune chaîne d'acides aminés. C'est une petite coenzyme dérivée de nucléotides, construite à partir d'un groupe de nicotinamides, d'adénine et de sucre-phosphate lié à la vitamine B3, présent dans chaque cellule du corps. [1] Il existe dans les formes oxydées (NAD+) et réduites (NADH) qui permettent de navetter les électrons entre les réactions métaboliques. L'étiquette « peptide » reflète principalement les conventions de marketing de bien-être-clinique qui le regroupent aux côtés des thérapies peptides réelles, et non aucune similitude chimique à une.

Ce que c'est

Malgré sa recherche et sa commercialisation sous le nom de « peptide NAD+ », le NAD+ (nicotinamide adénine dinucléotide) n'est pas du tout un peptide, il ne contient aucune chaîne d'acides aminés. C'est une petite coenzyme dérivée de nucléotides, construite à partir d'un groupe de nicotinamides, d'adénine et de sucre-phosphate lié à la vitamine B3, présent dans chaque cellule du corps.[1]

Il existe dans les formes oxydées (NAD+) et réduites (NADH) qui permettent de navetter les électrons entre les réactions métaboliques. L'étiquette « peptide » reflète principalement les conventions de marketing de bien-être-clinique qui le regroupent aux côtés des thérapies peptides réelles, et non aucune similitude chimique à une.

Comment ça marche

Le cycle NAD+/NADH est au cœur de la façon dont les cellules extraient l'énergie de la nourriture, se nourrissant de glycolyse, du cycle TCA et de la phosphorylation oxydative mitochondriale.[2]Le NAD+ est également consommé par plusieurs familles d'enzymes ayant des rôles plus larges : sirtuines (régulation métabolique et réponse au stress), PARP (réparation des dommages causés par l'ADN) et CD38 (signalisation immunitaire et inflammatoire).

Comme ces voies touchent le métabolisme, la réparation de l'ADN et la biologie du vieillissement cellulaire, la diminution des niveaux de NAD+ avec l'âge est devenue un thème de recherche majeur, bien que la taille et la signification clinique de ce déclin varient selon les tissus et ne soit pas uniforme dans l'ensemble du corps.

Précurseurs vs IV/Injectables NAD+

La recherche a suivi deux voies distinctes. Les précurseurs oraux du NAD+ — principalement le riboside de nicotinamide (NR) et le mononucléotide de nicotinamide (NMN) — ont été testés dans le cadre de plusieurs essais humains et ont permis d'augmenter de façon fiable les métabolites liés au NAD dans le sang avec une tolérance généralement bonne.[6]La forme par voie intraveineuse ou injectable NAD+, généralement commercialisée comme « thérapie NAD IV » pour l'énergie, l'anti-âge ou la récupération de la dépendance, ne contient que des données humaines de niveau pilote, comme une seule petite étude mesurant les métabolites de NAD dans le sang et l'urine au cours d'une perfusion de six heures.[12]

Ces deux éléments de preuve ne doivent pas être considérés comme interchangeables — une constatation concernant les NR oraux ne s'applique pas automatiquement à un produit de clinique injectable.

Ce que la recherche montre

Les essais sur des humains de NR par voie orale ont montré qu'il est biodisponible et augmente les métabolites de NAD+, et un essai randomisé a révélé que NMN a amélioré une mesure de la sensibilité à l'insuline musculaire chez les femmes prédiabétiques.[8]Les résultats pour les résultats au niveau des symptômes — fatigue, cognition, fonction physique — sont mélangés entre les études, et une augmentation du biomarqueur ne se traduit pas automatiquement en un bénéfice clinique prouvé.

Les preuves pour les allégations de bien-être, d'anti-âge, de cognition ou de récupération de la toxicomanie IV ou NAD+ injectable sont essentiellement absentes au niveau des essais cliniques contrôlés; ces allégations spécifiques reposent actuellement sur la plausibilité mécaniste et la commercialisation plutôt que sur les données d'essais.

Sécurité et effets secondaires

  • Les précurseurs oraux du NAD+ présentent des données de tolérance humaine raisonnables issues d'essais cliniques, sans signaux de sécurité majeurs aux doses étudiées.
  • On sait que les composés apparentés de vitamine B3, en particulier l'acide nicotinique à des doses élevées, provoquent des effets de bouffées de chaleur, de nausées et de pression artérielle, même si cela ne s'applique pas automatiquement à tous les produits liés à la NAD.
  • Injectable ou IV NAD+ présente les risques supplémentaires de toute perfusion — réactions au site, réactions à la perfusion, risque de contamination ou de précision posologique lorsqu'un produit est composé plutôt que examiné par la FDA
  • Les données de sécurité à long terme pour toute voie de livraison NAD+ restent limitées

Statut réglementaire

Il n'existe pas de produit pharmaceutique injectable ou IV approuvé par la FDA pour le bien-être, l'anti-âge, l'énergie ou la récupération de la dépendance. Les précurseurs du NAD+ comme le riboside de nicotinamide sont vendus en compléments alimentaires, une barre de régulation inférieure à celle de l'approbation du médicament, et le chlorure de riboside de nicotinamide a été évalué séparément dans l'UE en tant que nouvel ingrédient alimentaire plutôt qu'un médicament.

Les produits IV et NAD+ injectables offerts dans les cliniques sont généralement des préparations composées, que la FDA ne examine pas explicitement pour déterminer l'innocuité, l'efficacité ou la qualité avant qu'ils ne atteignent les patients.[10]